09/12/2003

Il y a toujours une route...

Là, c'est tout ce que je ne veux pas devenir... l'aigri qui regrette tout ce que les autres ont fait ou pas fait...

 

J'avais pas la tête assez dure

Pour faire éclater du béton,

Alors j'ai toujours vu un mur

Pour me boucher l'horizon.

 

Un mur entre le ciel et moi,

Un mur entre l'amour et moi,

Du mauvais côté du soleil,

Je crois que j'ai toujours eu froid.

 

J'ai vécu comme ces animaux

Qui naissent en captivité,

Un numéro dans un troupeau

Incapable de m'évader.

 

Il fallait pas me croire un chêne

Alors que je n'étais qu'un gland,

Prenant ma peur pour de la haine.

Ils m'ont brisé comme un enfant.

 

J'avais pas la tête assez dure,

J'avais pas les membres assez grands,

J'étais un perdant par nature,

Un litre d'eau dans l'océan.

 

Il fallait pas me croire un homme

Alors que je n'étais qu'un chien,

Arrière-petits-fils de personne.

Je n'enfanterai jamais rien.

 

J'avais pas la tête assez dure

Pour faire éclater du béton.

J'avais pas le cœur assez pur

Pour être sûr d'avoir raison.

 

J'ai perdu mon temps et ma force

Dans un combat démesuré,

Un combat cruel et féroce

Depuis le jour où je suis né.

 

J'avais pas la tête assez dure

Pour faire éclater du béton,

Alors j'ai toujours vu un mur

Pour me boucher l'horizon.

 

 



14:54 Écrit par M. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.