15/12/2003

Carnet de lecture, le retour

Puisque ma vie est désespérante de calme (pourvu que ça dure...), revoilà un carnet de lecture...

  

Pour une fois, concentration sur le rayon BD.

 

Les sarcophages du sixième continent – Blake et Mortimer...

 

L’entreprise de réanimation continue pour nos deux héros, toujours aussi British. Après la tentative avortée de Ted Benoît, noyé sous le temps que demande la réalisation d’un album, voici revenue l’équipe B (chronologiquement...) : Sente et Juillard.

 

Que dire. Beaucoup et peu à la fois. La première grille de lecture, c’est celle du puriste. Et là, rien à dire, la ligne Jacobs est respectée. Que ce soit le dessin, l’ambiance, l’époque, l’esprit, et même tous les gimmicks sont là. C’est d’ailleurs à la limite too much, by Jove. Ce besoin de faire apparaître une ribambelle de personnages sortis d’anciens albums (tous auteurs confondus, d’ailleurs, pas de jaloux) donne un peu l’impression d’en rajouter. Style « Voyez, nous aussi, on a lu LE Maître, on appuie bien l’hommage, pas frapper !!! ».

 

L’histoire ? Difficile d’en juger à la moitié d’un cycle. Elle a l’avantage de prendre, malgré tout, des sentiers nouveaux. La jeunesse et la rencontre de nos héros (même cette critique sonne comme du Jacobs... Mon dieu...) dévoile de nouveaux aspects. On touche même à des domaines rigoureusement absents, époque oblige, des épisodes « classiques ». Pensez-vous, Mortimer amoureux... Et d’une Indienne encore ! Quand on se souvient des problèmes de censure pour une misérable image de ballerine à la couverture d’un magazine tenu par un personnage de la Marque Jaune, on se rend compte du chemin parcouru !

 

Inévitablement, Olrik répond présent lui aussi. Sans oublier l’illuminé prêt à conquérir le monde. La lutte contre l’occident n’est d’ailleurs pas sans rappeler une certaine actualité, mais bon...

 

Enfin, les petits belges sont gâtés puisqu’une grande partie de l’album se déroule lors de l’expo 58. Ce qui fixe, une fois pour toutes, les aventures de B&M dans le temps, ce que Jacobs avait, semble-t-il, bien eu du mal à faire.

 

En bref, de la bonne BD classique, peut être un peu trop, mais tout le monde aurait crié au fou si on avait osé toucher à l’icône immuable.

 

Pour les mordus : http://www.blakeetmortimer.com/



16:26 Écrit par M. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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