13/01/2004

De toutes les matières...

Drôle de sensation... Un peu dans la ouate. Je m’ennuie, alors que j’ai des choses à faire, et que je les fais... Je suis sans doute rattrapé par la fatigue, à force de multiplier les mauvaises nuits et les soirées à rallonges. Comme quoi, on n’a parfois aussi l’âge de ses artères... J

 

En plus, j’ai accroché mon char à une étoile filante, charmante, mais pas reposante...

 

Florilège des aventures de Miss I ces derniers jours...

 

Vendredi soir. Elle me téléphone de chez elle. « je prends mes affaires, j’arrive ». Puis, quelques minutes plus tard, nouvel appel. « J’ai eu un accident au bas de ma rue, je n’ai rien. La voiture est salement amochée, je fais un constat ».

 

Coup au coeur. Sentiment que la vie est si fragile. Que tout peut basculer si facilement... On le sait, on vit avec, on l’oublie au quotidien. Mais parfois la réalité reprend forme.

 

Nouvel appel « Le type vient de filer, je n’ai pas noté son numéro de plaque... ». Bref, d’attente d’une police fantomatique en discussion avec des témoins affolés (veux pas d’ennuis moi, débrouillez vous...), je l’accompagne au poste de garde. Là, un type absolument infect placé par on ne sait quelle aberration sous un panneau « accueil » commence quasiment à l’insulter. L’énervement monte, pour finalement se calmer. Il se révélera charmant une fois débarrassé de moi (comme quoi, quand on peut draguer une célibataire, les réflexes de bouledogue stupide tendent à disparaître...)...

 

En bref, voiture fracassée, mais pas de sinistre total, pas de blessure, surtout... et encore un bel exemple de civisme...

 

Dimanche soir, on se la joue « tirage de gueule »... Elle a du boulot en retard, travaille jusque tard. Et quand elle termine enfin, au lieu de se tourner vers moi pour enfin commencer la soirée à deux, elle se plonge dans les horaires de clubs de gym, en me parlant de séances gratuites, de frais d’abonnement. Je suis déçu, je râle, elle râle, et la soirée se gâche.

 

Hier, elle apprend que son boss est menacé de perdre son job, perçu comme pas très utile ni productif. Le problème, c’est que leur département compte deux personnes... Heureusement, elle a la chance de travailler pour une boîte qui répugne à tirer sur les jobs comme à la fête foraine, mais c’est un nuage supplémentaire à son horizon professionnel. Elle se cherche, depuis si longtemps qu’elle désespère de se trouver jamais. En même temps, elle est prisonnière d’une cage dorée, ce job assez bien payé, finalement peu contraignant, mais si peu épanouissant, Elle a besoin de trouver sa voie. Il est temps, dans une société où on devient si vite vieux. Ses 34 ans, c’est un frein pour pouvoir se lancer dans une nouvelle direction. Etrangement, ses diplômes en sont un autre. Qui engagera une débutante de son âge, surqualifiée, qui plus est...

 

Elle nage dans ce brouillard, et elle ne trouve pas de sortie...

 

Hier soir, encore, elle reparle de la soirée gâchée de la veille. Quelques larmes, plus causées par la fatigue, les mauvaises nouvelles et le stress... Mais finalement, l’abcès est vidé, la soirée peut débuter. Elle finira tard. Et la nuit, même courte, sera bien meilleure que les précédentes.

 

Aujourd’hui, mon p’tit bout part. Et je redeviens réellement libre de mes mouvements. Liberté...  quel stress que la liberté...


14:25 Écrit par M. | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Courage... Entre l et ton petit bout... j'espere que tu vas bien.. je t'embrasse..
XXX

Écrit par : Cha | 13/01/2004

Ce coté de l'atlantique C'est dit différemment qu'au Québec mais tu as raison quel est le prix de cette liberté, Je cherche, j'ai peut-être trouvé ou peut-être que non.

Lache pas comme on dit au Québec

Écrit par : J-C | 13/01/2004

première visite Je viens de chez yeyelle. Motivée je commence la lecture au début.
Je reviendrai commenter quand j'aurai fini ;-)

Écrit par : poulpy | 14/01/2004

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